SALON 2010 - Y'a-t-il du monde au salon?

Le Salon de l’Auto reflète la Belgique

La Fébiac n’est pas en phase avec tous ses membres : les organisateurs citent des chiffres (100.000 visiteurs le dernier week-end) et parlent d’un bilan intermédiaire « au moins aussi positif qu’en 2008 », alors que des exposants évoquent un démarrage lent, un dimanche relativement animé et une fréquentation en baisse de 10 à 20 %. Plus intéressante est la composition de ce public, sur la base d’impressions des habitués du Salon à défaut de chiffres : ainsi, les Wallons, plus attirés par cette grand-messe de l’auto que les Flamands, feraient encore davantage pencher la balance en leur faveur cette année. « On entend moins parler le néerlandais et les piles de dépliants en français descendent plus vite », notent plusieurs participants. Leur explication ? « Depuis une vingtaine d’années, la crise était un phénomène inconnu au nord du pays et son apparition récente rend l’acheteur flamand très frileux. Quelque part, le Wallon, mieux représenté aussi dans la fonction publique, y est habitué et cela ne l’empêche pas de renouveler sa voiture au besoin ». Rassurant ou inquiétant ?

Les différences valent aussi pour les provinces en fonction des marques : « Plus que tout autre Belge, l’Anversois est très sensible à l’image de sa voiture et on lui vend plus difficilement un modèle japonais ou coréen ; le Limbourgeois ou le Bruxellois est plus ouvert, plus multiculturel ou… moins snob. » Affinant le raisonnement, on pourrait aussi l’appliquer au Brabant wallon ou à Lasne, capitale des 4×4… ou des Hummer. En définitive, dis-moi où tu habites et je te dirai dans quoi tu roules.

Le Soir

Jeudi 21 janvier 2010 - 20:191 picture
Moyenne
(1 vote)
Auteur: Yves de Partz
Envoyer à un ami
Partager l'article:

Info