Les vrais chiffres ne sont pas toujours ceux que l’on croit. Petite mise au point entre amalgames et inexactitudes.
On en a parlé et reparlé au moment des discussions budgétaires de l’État. La voiture de société fut dans la ligne de mire et le sera probablement encore. Pourtant, pour bien cerner tous les phénomènes qui lui sont liés, il serait plus approprié de parler de “voiture-salaire” plutôt que de “voiture de société”, notamment pour mettre un terme aux (fausses) idées reçues. La première concerne la véritable proportion de la voiture de société en Belgique. En 2008, 535.000 voitures neuves ont été immatriculées. Et les statistiques nous apprennent qu’une petite moitié d’entre elles l’ont été par des entreprises ou des travailleurs indépendants. Et qui dit “entreprise” pense “société”. Le raccourci est vite fait : la moitié des voitures belges sont des voitures de société…
4 % du parc roulant
C’est évidemment faux. Seules 36 % des voitures sont immatriculées par des assujettis à la TVA. Parmi elles, 18 % sont des véhicules professionnels utilisés par des indépendants, 8 % sont des outils de travail indispensables pour travailleurs non-sédentaires et moins de 10 % sont utilisées par des employés et des cadres dont la fonction est sédentaire. Et c’est précisément cette dernière catégorie qui est montrée du doigt et placée sous un feu nourri de critiques relatives aux fameuses “voitures de société”. Pourtant, 10 % des immatriculations, cela fait 50.000 unités par an. Comme elles restent en moyenne quatre ans dans les mains de leur premier propriétaire, elles représentent donc 4x50.000, soit 200.000 unités dans le parc automobile belge. 200.000 parmi les 5.200.000 voitures de tourisme qui circulent dans notre pays, cela fait 4 %. On est loin, vraiment très loin, des 50 % !










