Poursuivant le renouvellement de sa gamme, le constructeur coréen se dote d’une “polyvalente” capable d’affronter une pléthorique concurrence…
Dire que la famille des citadines polyvalentes est largement représentée chez nous est un euphémisme puisque les constructeurs généralistes y participent tous. Parmi les vedettes du segment, citons les Peugeot 207, Renault Clio, Ford Fiesta et bien d’autres encore ; cela situe le niveau de concurrence ! C’est là que Hyundai, jusqu’à présent, vivotait gentiment avec une Getz, sympathique et plutôt accessible financièrement. Seulement voilà, les rides aidant, il fallait penser à remplacer cette timide candidate et le coréen – prolongeant la série des chiffres – sort cette toute nouvelle I20, après l’I30 et l’I10 apparues ces derniers mois. Une plateforme inédite, voilà pour les bases de la mignonne (certains la trouvent banale) qui grandit de quelques centimètres par rapport à sa devancière au bénéfice des passagers qui trouveront rapidement leurs aises à bord. Là, ils devraient également apprécier l’équipement pléthorique commis d’office. Parmi les (très) bons points, on relèvera la présence d’un volant réglable dans les deux axes (hauteur/profondeur), qui facilite l’acquisition rapide d’une position de conduite efficace et confortable. Autre satisfaction, sous les entrailles cette fois, c’est la dotation – en série s’il vous plaît – de l’ESP. Un “accessoire” (rappelons qu’il s’agit du système antidérive lié à l’ABS) dont ne disposent pas, du moins en série, la plupart des voitures du segment supérieur, c’est dire le bel effort fourni par Hyundai !
Au volant, nous avons retrouvé les caractéristiques de conduite propres à la marque, à savoir une tenue de route saine et sans surprise avec une propension au sous-virage marqué lorsque les virages sont abordés un peu trop prestement. Pas dangereuse pour un sou, l’I20 n’apprécie tout de même pas d’être maltraitée, d’autant que ses pneus d’origine coréenne n’aident pas à la tâche, particulièrement sur sol humide. Hyundai gagnerait d’ailleurs à monter des pneus de qualité dès la sortie d’usine, cela prouverait un peu plus encore le sérieux d’une marque désormais parfaitement établie sur nos marchés. Sous le capot, cinq propositions de moteurs, dont trois diesel. En fait, il s’agit de deux blocs, mais le 1.4 – à coup sûr le plus intéressant – se décline en deux puissances : 75 et 90 ch. Malheureusement, aucun des deux ne reçoit de filtre à particules et aucun ne parvient non plus à passer sous la barre fatidique des 115 g de CO2/km qui permettrait l’obtention des 15 % de remise par le gouvernement… Il s’en est fallu d’un petit gramme ! Dommage, d’autant que cela aurait pu abaisser le montant total facturé qui n’est tout de même pas parmi les plus accessibles de la catégorie. Il est loin le temps où Hyundai était un “petit” constructeur bas de gamme proposant des tarifs défiant toute concurrence. Aujourd’hui, la marque a acquis une certaine reconnaissance pour ses produits de qualité. L’I20 ne déroge pas à la règle et devra se battre pour tenir tête aux cadors de la catégorie. Rude tâche en vue !















