La Ford Fiesta et la marque Renault pour l’automobile ainsi qu’Honda du côté de la moto sont les stars du marché belge en 2009…
Comme cela a déjà été écrit publié au début du mois, par rapport à 2008, les immatriculations de voitures neuves ont, en Belgique, baissé de 11,15% en 2009. Ce résultat est plus qu’honorable quand on sait que, contrairement à des pays voisins comme l’Allemagne et la France, par exemple, l’Etat belge n’a pas financé des mesures de soutien du marché automobile. Pour ceux qui auraient raté cette partie de l’analyse des chiffres de l’année 2009, voilà le lien qui permet de la lire sur le site Carnews, soit http://www.carnews.be/fr/renault/le-marché-automobile-belge-en-2009-1115/article
La crise bancaire et économique n’a cependant pas eu les mêmes effets pour tout le monde. Certains s’en sont très bien sortis, rarement avec une augmentation du volume, le plus souvent en accroissant leurs parts de marché. D’autres, par contre, ont réellement souffert avec non seulement une baisse sensible du volume des immatriculations, mais aussi, et surtout, une réduction plus ou moins nette de leurs pénétrations. Plus qu’un long discours, le tableau des immatriculations par marques permet de se faire une idée précise des gains et des pertes des uns et des autres, Renault occupant largement la tête devant Peugeot, Citroën, Volkswagen, Opel et les autres.

Le même raisonnement peut s’appliquer au marché de la moto : toutes les marques ne sont pas logées à la même enseigne. Même si Honda continue à mener la danse devant Yamaha dans un marché global qui n’a perdu, en 2009, que 8,57% par rapport à 2008, les manufacturiers de grosses motocyclettes ont, tous, perdu des plumes. Par contre, les constructeurs de cyclomoteurs voient la vie en rose en suivant l’exemple de Piaggio (dont l’une des « machines » a été le modèle le plus vendu !) et de Sym plus particulièrement. Le tableau des immatriculations de motos confirme cette tendance.

Du côté des voitures les mieux vendues durant l’année 2009, la palme revient de loin à la Ford Fiesta : plus de trois mille unités d’avance sur le second. Fidèles à nos bonnes habitudes, pour ce classement, nous essayons de tenir compte du modèle d’une carrosserie et non pas du nom générique d’une gamme. Dans ce dernier cas, comme nous le verrons plus loin, c’est la gamme Renault Mégane qui l’emporte en intégrant sous une seule appellation les berlines, les coupés, les cabriolets, les monospaces et les breaks. Cela dit, les chiffres fournis par le ministère et par la Fébiac ne permettent pas de distinguer les anciens et les nouveaux modèles lorsqu’une voiture continue à porter le même nom au fil de ses évolutions. Pour ne prendre qu’un exemple, il n’est pas possible, en tout cas à partir des données dont nous disposons, de distinguer l’ancienne et la nouvelle génération de la Volkswagen Polo. Ni de savoir combien il y a d’anciens et de nouveaux Citroën Berlingo ou Peugeot Partner, entre autres…

Toutes versions confondues, c’est donc la gamme Renault Mégane qui est le modèle le plus vendu, devant la Volkswagen Golf, mais il faut surtout remarquer, comme pour le tableau précédent, la montée en puissance des voitures de plus petits gabarits et de plus petites cylindrées. Il y a au moins deux explications à ce phénomène. D’abord, le recul très net des immatriculations de voitures de société, qui ne représentent plus « que » 40% à peine des ventes. Ensuite, l’engouement des acheteurs pour les primes fédérales et régionales, qui sont attribuées aux voitures rejetant de faibles émissions. Le Salon de l’Auto de Bruxelles, qui vient à peine de fermer ses portes, confirme d’ailleurs cette tendance que l’on retrouve aussi dans de nombreux pays européens.

Quand on s’intéresse à la répartition du marché par catégories, une première surprise apparaît : pour la première fois depuis près de vingt ans, la part de marché des moteurs Diesel est en recul par rapport à l’année précédente. Cela dit, on vend toujours trois voitures à moteur Diesel pour une voiture à moteur à essence, mais les efforts faits pour rendre les moteurs à essence plus compétitifs en matière de rendement, grâce à l’injection directe d’essence, notamment, commencent à porter leurs fruits. Notons par ailleurs que la catégorie des monospaces est la seule à avoir baissé significativement…

Enfin, pour ceux que cela pourrait intéresser et qui ont résisté à l’indigestion de tous ces chiffres, voilà un dernier tableau, celui du pays d’origine des différents constructeurs, avec d’une part le nombre total d’immatriculations de voitures neuves et, d’autre part, leur taux de pénétration. Les variations d’une année à l’autre sont, ici, nettement moins fortes…

La semaine prochaine, nous vous proposerons un aperçu global du marché européen, mais avec moins de détails, c’est promis…









