Les monospaces, on connaît chez Renault qui les a déclinés dans tous les gabarits, au point d’occulter d’autres versions.
C’est particulièrement vrai pour la gamme Mégane où l’appellation Scénic a éclipsé le nom générique. Et pourtant, à regarder de plus près le break (baptisé Grandtour), la question du choix se repose : si le Scénic a pour lui la position haute appréciée dans le trafic, la modularité et une sensation de grand confort, il ne peut pas faire oublier des allures utilitaires, un comportement moins pointu dû au centre de gravité plus élevé et une consommation légèrement supérieure.
Avec un volume de coffre passé à 524 litres (1.595 avec la banquette rabattue) et un seuil de chargement bas, la Mégane Grandtour peut revendiquer elle aussi des aspects utilitaires sous une carrosserie allongée (+ 26 cm, 4,56 m au total). Le tout sous des allures dynamiques (plus que la berline) favorisées par la lunette arrière très inclinée. Un moment délaissés sur plusieurs marchés dont la Belgique, les breaks de catégorie moyenne ont retrouvé des couleurs et celui-ci n’échappe pas à la règle : lignes plaisantes, finition intérieure soignée alternant cuir et tissu et couleurs beige et noire, habitabilité généreuse à l’arrière mais dossier de banquette malheureusement droit et plat. Au volant de la version dCi 130 ch. associée à une boîte mécanique à 6 vitesses, la Mégane allongée est aussi confortable que réactive. Seule la direction pourrait mieux rendre les infos en provenance de la route. Et la consommation moyenne (7,1 l aux 100 km dans nos mains, vile et autoroute) peut descendre aisément sous les 7 litres à un rythme plus sage.
Son prix : à partir de 23.500 euros.










